Les pignons et moi
Pendant les fêtes j’ai voulu faire du pandolce de Genes. J’ai donc logiquement cherché dans le rayon des fruits à coque un sachet de pignons, puisque la recette le demandait. C’est facile à trouver, enfin avant c’était facile à trouver, en sachet ou en boîte, en vrac et j’en passe. Maintenant dans une supermarché au milieu d’un quartier bourgeois , je ne trouve qu’une petite boite de pignons. Coût presque 6 €. Allez savoir pourquoi j’ai refusé de payer un tel prix pour un produit aussi modeste et prosaïque. Finalement j’ai fait le pandolce, deux fois, avec des a’andes et des noix. Tant pis pour la tradition, c’était très bon sans pignons. Depuis cette histoire de pignons a 6€ me trottait dans la tête, alors que franchement j’ai d’autres trucs plus intéressants à couper en 40 ! Après réflexion ion je crois savoir pourquoi ça le chiffonne cette histoire de pignons a plus de 60€ le kilo. Si on croit que le poisson sort de la ler déjà pané et les morceaux de poulet couverts de chapelure et frits du cul des poules pondeuses, on va dire mais tu radotes pour si peu, les pignons c’est super bon et c’est un produit très rare, peut-être même très difficile à cultiver, à cueillir, presque une espèce en voie de disparition. Ouais bon. Sauf que moi j’ai grandi entourée de pins à pignons et les pignons c’était gratuit. Les pins produisent des pommes de pin tout seuls comme des grands, ils ne savent pas comment vivre sans pommes de pin. Les pommes de pin tombent. Et elles se dessèchent. Toutes seules, sans traitement, ni appareillage, ni outil ni ni prière tibétaine. Et en s’ouvrant les pignons tombent comme des crétins si personne n’est là pour les ramasser. Lorsque j’étais jeune, nous en ramassions des paniers entiers.
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